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Bertrand ABIVEN liste BOURG à CŒUR 
 
 
Bonsoir,
 
Candidat à l’élection municipale à Bourg, vous avez souhaité m’adresser un questionnaire pour éclairer vos adhérents et sympathisants à partir des réponses que nous pourrions apporter aux problématiques touchant à la route de la Corniche de la Gironde et je vous en remercie. 
 
Les questions que vous soulevez revêtent une importance toute particulière dans un environnement qui conjugue à la fois la nécessaire préservation de la tranquillité des résidents, leur sécurité, leur implication dans le processus des décisions publiques, la valorisation touristique raisonnée mais également  le maintien d’une qualité environnementale indispensable pour tous, la prise en compte du patrimoine public et privé notamment l’habitat et l’évolution de la fiscalité à travers la taxe GEMAPI.
 
Je souhaite tout d’abord vous indiquer qu’il n’est de bonnes décisions publiques que celles qui s’appuient sur la concertation de la population dès lors qu’elle est directement concernée dans son quotidien et nous proposons dans notre programme de créer des conseils consultatifs, lieux d’échanges et de concertation, pour que la parole des citoyens soit intégrée dans le processus décisionnel. La loi Engagement et proximité récemment publiée consacre ce mode de gouvernance auquel nous souscrivons.
 
Secondement, la vie associative à Bourg mérite un accompagnement renforcé de la part de la municipalité qui doit s’exercer dans une totale transparence de l’action municipale à leur endroit. Ainsi, sur la base d’une concertation approfondie, il m’apparait nécessaire que soient recensés, association par association, leurs attentes et besoins en matière d’appui juridique, de soutiens logistiques et d’accompagnement financier, de telle sorte qu’à la faveur d’un diagnostic partagé le plus exhaustif possible, la municipalité puisse avoir une action qui soit tournée vers la pérennisation du monde associatif dans le respect de leurs statuts et des actions qu’elles développent sur le territoire. La question notamment d’un lieu de réunion qui leur soit consacré fait partie des priorités sur lesquelles je m’attacherais à répondre dans la première année du mandat.
 
S’agissant des questions liées à l’habitat, il convient de distinguer le bien public du bien privé. Pour ce qui concerne l’habitat communal, en lien avec les Bâtiments de France, la CDC du Grand Cubzaguais, de l’Etablissement Public Foncier, des opérations de rénovation notamment énergétiques peuvent être entreprises à la faveur de subventions publiques mais également de rénovation des façades. En ce qui concerne les biens privés, les propriétaires qui procèdent à des travaux de réhabilitation peuvent bénéficier d’aides diverses servies par l’ANAH et d’accompagnement financier sous la forme de prêts attribués par exemple par la CAF. De même, l’OPAH est une opération qui vient en aide aux propriétaires privés lorsqu’il est mobilisé. Je suis favorable par ailleurs à l’expérimentation du permis de louer pour les bailleurs privés dont le bien proposé à la location ne répondrait pas aux normes de salubrité. Un agent communal sera formé pour établir les diagnostics d’insalubrité en amont de la visite de l’Agence Régionale de la Santé. Cette action municipale prolongerait le protocole de partenariat social pour la résorption de l’habitat insalubre signé fin 2019 entre les 4 CDC de Haute Gironde.
 
En ce qui concerne l’assainissement collectif, l’information que peut apporter la municipalité aux propriétaires privés doit être accrue de telle sorte qu’ils puissent mobiliser les différentes aides que peuvent leur apporter l’ANAH, le SIAEPA et autres organismes prêteurs.
 
S’agissant de la sécurité routière et de la circulation, nous sommes attachés à ce que la population dans son ensemble et les résidents de la route de la Corniche en particulier puissent bénéficier des conditions optimales de sécurité. La concertation me semble très adaptée pour prendre à bras le corps ce dossier pour identifier les problèmes, anticiper ceux à venir et répondre de manière adaptée aux attentes. L’idée ici étant d’insuffler au sein des services techniques municipaux l’analyse des risques dès lors que celle-ci sera le fil conducteur porté par les élus au bénéfice des habitants. Au delà du « vivre ensemble » cette question renvoie à celle du partage de l’espace public que nous avons en commun et de la mobilité qui doivent être appréhendés dans le sens de l’intérêt général, du civisme et de la protection des citoyens. 
 
Vous évoquez par ailleurs les différents plans auxquels sont soumis le territoire de la Haute Gironde : PLU, PPRMT, PPRI. Comme vous le savez, ceux ci sont prescriptifs de mesures visant à protéger les populations par une réduction des risques identifiés et garants d’un équilibre dans l’aménagement du territoire. Il conviendra de se les approprier pour les enrichir des préconisations que votre association pourrait faire valoir. C’est encore là une thématique qui nécessite un dialogue approfondi auquel je suis très attaché. 
 
Les questions liées au tourisme et au site du Mugron sont majeures et vous avez raison de les poser aussi en terme de fréquentation croissante sur cette partie du territoire girondin. Vous le savez, les décideurs publics sur ces questions sont nombreux et chacun d’entre eux intervient dans le domaine de compétences qui est le sien. Le rôle du Maire est essentiel dans ce panorama multiple car il reste l’échelon de proximité. Nous sommes attachés à ce que ces espaces protégés puissent offrir à ceux qui les fréquentent l’envie d’être co-responsables du bien commun grâce à une responsabilisation de leurs pratiques qu’elles soient purement touristiques, tournées vers la découverte du milieu ou ludique à travers une activité sportive comme le VTT. Le site du Mugron, comme vous le savez, ne se trouve pas sur le périmètre communal de Bourg mais cela n’interdit pas à la municipalité de s’associer le cas échéant, à des actions préventives d’information et de sensibilisation des utilisateurs du site pour le respect de l’environnement et une pratique raisonnée de leur sport tenant compte de celui-ci. C’est aussi une approche communautaire qui peut apporter des résolutions aux problématiques connues. 
 
Enfin, la taxe GEMAPI résulte d’une compétence nouvelle donnée aux EPCI depuis le 1er janvier 2018 et les élus ont confié à deux syndicats les actions relatives à la GEMAPI. Je m’engagerais à contenir la pression fiscale pour que cette taxe ne vienne pas pénaliser ceux de nos concitoyens dont le potentiel fiscal est faible. 
 
Voilà Cher Monsieur les éléments dont je souhaitais vous faire part en vous remerciant à nouveau de m’avoir sollicité ainsi que mon équipe pour répondre à vos interrogations.
 
Vous l’aurez compris, nous sommes résolument attachés à l’intérêt général par la prise en compte de la parole de nos concitoyens car il nous semble que la construction de notre avenir commun s’inscrit dans le cadre d’une démocratie participative concrète. 
 
Je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l’assurance de mon dévouement.
 
Bertrand ABIVEN 
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